En deuxième année : la spécialisation et les projets personnels


La spécialité Presse et Agence


Le souci de la valeur ajoutée apportée au lecteur structure la filière Presse écrite-agence. Bien écrire, pour un journaliste, c’est écrire « serré » : efficace, bien construit, droit au but. Même si chaque support a sa propre ligne éditoriale, et que des écritures plus « libres » existent aussi, le journaliste ne peut s’affranchir des exigences de rigueur et de clarté.
Les cours et séminaires dispensés pendant les deux années de formation en presse écrite et agence à l’EJdG permettent aux étudiants, à leur sortie de l’école, d’être à l’aise dans l’ensemble des supports de presse écrite : quotidiens, magazines et agence. Tant pour la rédaction que, le cas échéant, pour la photo et la maquette, ils en connaissent les exigences, les techniques et les formats, et sont capables d’aborder tous les types de sujets.
Les enseignements pratiques sont généralement structurés par ateliers en demi-groupes (15 étudiants par groupe), avec un souci permanent de valoriser la production.
Au fil des deux années de formation, pendant lesquelles les étudiants sont tenus d’effectuer un total de 8 semaines de stage en presse quotidienne régionale, il abordent :

  • Les techniques et formats d’écriture, de photo, de maquette. En photo et en maquette, enseignants et intervenants s’attachent à former les étudiants aux techniques utilisées dans le milieu professionnel, et à accompagner les étudiants dans leur application. En écriture, le cours est dispensé tout au long de l’année, afin que chacun puisse exercer sa plume de façon intensive sur tous les formats : brèves, reportages, portraits, interviews, etc. Un cours spécifique, dispensé par des intervenants de l’AFP, est de surcroît consacré au travail d’agence et, pour ceux qui le souhaitent, à la préparation de la Bourse AFP.
  • Le travail sur le terrain, en conditions réelles, et la valorisation des productions : Tout en proposant aux étudiants des séminaires thématiques (justice-faits divers, sport, politique, etc.), l’enseignement s’oriente de plus en plus vers un fonctionnement transversal. Par exemple, jumeler le cours de recherche d’informations journalistiques et le cours d’écriture permet de réaliser des articles à partir d’éléments recueillis sur le terrain. La production des étudiants est valorisée sur le média-école de presse écrite, le pure player l’Avant-Post. Les « intensives » placent les étudiants « en conditions réelles » : guidés par deux professionnels venus du partenaire de presse quotidienne régionale de l’école, le Dauphiné Libéré, ils réalisent entièrement (rédaction, photo, mise en page) un quotidien et un hebdomadaire. D’autres intensives portent sur des magazines plus thématiques et sur le reportage, socle du travail journalistique.
  • La valeur ajoutée de l’information : comment donner du sens à l’info. Dans un contexte de déluge d’informations permanent, les journalistes doivent encore plus assurer un décryptage, une mise à distance. La qualité du traitement de l’info devient un facteur différenciant stratégique. Le récent succès de supports mettant en valeur le « temps long » et les articles de fond, les enquêtes et les papiers d’opinion, le confirme. Un cours d’enquête, d’abord transversal puis concentré sur la presse écrite, donne aux étudiants l’occasion de réaliser un travail approfondi sur plusieurs semaines, avec possibilité de publication sur Le Lanceur, partenaire de l’école. Dans toutes les filières, l’école attache beaucoup d’importance à l’anglage des sujets, d’autant qu’il s’agit d’une difficulté principale identifiée par les journalistes en activité. Tout comme la qualité des titres et de la titraille, l’anglage est un muscle, et la meilleure façon de s’améliorer est de s’exercer. Les cours d’édition et d’écriture donnent, en la matière, des outils concrets qui serviront aux journalistes tout au long de leur vie professionnelle.

Plusieurs heures sont également dispensées pour préparer les étudiants au travail indépendant (piges).

La spécialité Radio


En première année, les étudiants découvrent les fondamentaux de la radio avec des ateliers d’écriture spécifiques et un travail sur la voix. Dans un ordre logique d’apprentissage, ils sont ensuite formés à la prise de son et au montage (avec le logiciel Radio-Assist de Netia, la référence en la matière). Enfin ils apprennent le reportage, un exercice dans lequel ils vont pouvoir appliquer toutes les notions intégrées au préalable. En fin d’année, les étudiants approfondissent la présentation de flashes et de journaux.
En deuxième année, les étudiants qui ont choisi de se spécialiser en radio bénéficient d’ateliers intensifs d’une semaine une fois par mois. Pendant ces temps forts, accompagnés de professionnels, ils fonctionnent en rédaction, alternant le reportage et la présentation. La spécialité radio n’accueille jamais plus de dix étudiants. Ces derniers sont donc suivis individuellement par les enseignants, ce qui est un avantage majeur. Cette formation en radio est complétée en deuxième année d’une approche multimédia spécifique pour les besoins de la radio. Elle vient en plus des nombreux enseignements proposés par l’école sur le web.
La clé de la réussite en radio à l’EJdG, c’est évidemment la pratique. Sous la houlette d’un journaliste professionnel, les étudiants conçoivent et présentent chaque semaine, en direct, l’émission d’actualité Microcité sur Radio Campus Grenoble. Ils bénéficient également de nombreux stages tout au long de leur cursus, et participent par roulement en deuxième année aux matinales de France Bleu Isère, comme assistants de rédaction.
Nos étudiants ont enfin l’opportunité de concourir aux nombreux prix et bourses organisés chaque année par les grandes radios françaises. Le Tremplin Radio France, la Bourse Lauga-Delmas Europe 1, la Bourse Jean Baptiste Dumas RTL, la Bourse Marc Van Moere RMC Sport, le concours Les Talents de l’Info RMC, la Bourse René Payot des radios francophones publiques, et le Prix Charles Lescaut RFI.

La spécialité Télévision


Evolution des outils, des techniques et des pratiques journalistiques… l’audiovisuel s’invite aujourd’hui dans de nombreux supports d’information. La filière TV de l’EJDG intègre ces besoins et forme, au cours de la première année de master, l’ensemble des étudiants aux outils de production et post-production audiovisuelle. Des enseignements techniques sur les notions physiques fondamentales en son, photo et vidéo et des sessions pratiques leur permettent d’appréhender la grande diversité des équipements utilisés par les médias. Quelle que soit la spécialisation de deuxième année envisagée, les étudiants sont donc formés aux différents outils ainsi qu’aux bases de l’écriture audiovisuelle. Ils développent les compétences techniques et éditoriales nécessaires à la production de contenus audiovisuels de qualité professionnelle, à destination de tous les supports d’information.
Les enseignements TV spécifiques sont structurés sous forme de semaines intensives. Travail des angles, mises en images et sons, technique de l’interview, rédaction de commentaires et montage ; les étudiants acquièrent les fondamentaux du journalisme télévisé, encadrés par des professionnels des médias régionaux et nationaux. Le projet Média école, articulé sur le deuxième semestre, offre aux étudiants la possibilité de réaliser un sujet magazine. Confrontés aux contraintes spécifiques de ce mode de narration, ils développent leurs capacités à planifier et gérer les étapes nécessaires à ce type production. La spécialisation TV du Master 2 accueille dix étudiants maximum. Elle se structure autour de deux axes : réalisation régulière de journaux télévisés et sujets longs formats.
De nombreux professionnels couvrant l’ensemble des savoir-faire nécessaires au journalisme télévisé (rédacteurs, JRI, monteurs-réalisateurs, comédien spécialiste voix-off et doublage, ergonome) accompagnent ces projets et assurent un suivi personnalisé des étudiants. Lors des semaines intensives, les étudiants fonctionnent en rédaction et travaillent ensemble à la conception et la production de journaux télévisés. S’exerçant à tous les postes (rédaction, présentation, cadrage, prise de son, montage) tout au long du premier semestre, ils renforcent leurs savoir-faire et affinent leurs identités, leurs styles journalistiques.
S’ils le souhaitent, les étudiants peuvent se spécialiser aux postes de rédacteurs ou JRI, à partir du mois de janvier. Le projet long format est mené par groupes de 2 ou 3 étudiants, sur cinq mois. Une attention particulière est portée à la méthodologie, au travail de recherche et d’écriture. En réalisant un reportage de 12 minutes, les étudiants ont l’opportunité de s’approprier un sujet en profondeur, de réfléchir aux choix de réalisation et de les mettre en œuvre grâce à l’ensemble des compétences acquises au cours de leurs deux années de formation. En fin de cursus, chaque étudiant bénéficie d’un accompagnement individuel pour participer aux concours des médias nationaux (France Télévisions, TF1-LCI, Canal +, l’Equipe etc…) ou développer un projet personnel.
Grâce aux liens entretenus avec des médias TV et web, les étudiants peuvent effectuer des stages en France ou à l’étranger (France Télévisions, BFM, Agence presse M6, AFP-TV, télévisions régionales, JDD.fr…) tout au long de leur formation.

Les enseignements Web


L’EJdG est une des premières écoles de journalisme en France à avoir investi dans l’enseignement des pratiques du journalisme sur le Web. Ce projet prenait naissance dans des interrogations qui sont toujours d’actualité aujourd’hui : Comment informer sur les réseaux sociaux ? Quelle est la spécificité du travail journalistiques par rapport aux contributions citoyennes ? Comment raconter une histoire sur les supports dématérialisés ?
Ces nouvelles pratiques du métier de journaliste se diffusent aujourd’hui dans tous les médias. C’est la raison pour laquelle l’enseignement du journalisme sur le web n’est pas une spécialité séparée des autres à l’EJdG. Nous privilégions l’apprentissage de connaissances et de savoir-faire transversaux qui permettent à nos étudiants de naviguer entre les multiples supports d’information en fonction des temporalités de l’information et des spécificités du média qu’ils choisissent.
Les deux ans d’enseignements des pratiques et des connaissances du journalisme sur le web permettent de comprendre l’écosystème et les métiers du web. Le métier de journalisme évolue en effet avec les supports de l’information. Le journaliste est aujourd’hui en contact avec des corps de métiers dont il ne maîtrise pas toujours le rôle ou l’utilité et qu’il lui faut mieux comprendre. Ils permettent aussi de se familiariser avec les techniques du web. Comme en radio et en télé, l’acquisition d’un savoir technique est nécessaire pour qu’un journaliste puisse envisager de travailler sur le web.  Enfin ils se focalisent sur les activités du journaliste web. Une fois l’écosystème appréhendé et les techniques acquises, les étudiants, toutes filières confondues, apprennent à travailler dans un environnement professionnel : l’information sur le web (rédaction d’articles enrichis, information sur les réseaux sociaux…) ; le direct (production de reportages en itinérance racontés en temps réel, suivi d’une information en temps réel) ; la production interactive (raconter une histoire sur le web, pratiquer le long format, les webdocumentaire et d’une manière générale, les nouvelles écritures du Web) ; le datajournalisme (formuler, recueillir des données, les analyser, les organiser et les visualiser pour y répondre).